Les livres d'Eric Zemmour rencontrent une faveur à faire peur. Le polémiste et chroniqueur du Figaro, chantre de l'identité nationale et agitateur des peurs rampantes, truste les têtes des ventes à chaque livraison.
En 2018, il a publié Destin français, qui est une histoire du pays à sa façon. Il y célèbre Clovis, Jeanne d'Arc, Louis XIV, Robespierre et l'insurrection vendéenne à la fois, Napoléon et même Pétain. En revanche, il sabre Voltaire ou oublie le Front populaire. Une phrase résume son propos : «La France saborde son Etat au nom des droits de l'homme et l'unité de son peuple au nom de l'universalisme.»
La promotion des ouvrages d'Eric Zemmour profite souvent des échauffourées qu'il aime provoquer sur les plateaux télé. Cette fois, le défenseur des racines chrétiennes du pays s'en est pris à l'entrepreneure Hapsatou Sy. Zemmour lui a fait valoir que son prénom devrait être choisi «dans le calendrier des saints», que c'était «une insulte faite à la France» et qu'elle serait mieux venue de se prénommer «Corinne».




