Plus de 400 gilets jaunes venus de toute la France ont répondu ce week-end à «l'appel de Commercy», lancé en décembre pour créer une coordination au niveau national sur le modèle des assemblées quotidiennes pratiquées dans la Meuse. Organisée dans la salle polyvalente de Sorcy-Saint-Martin (Meuse), non loin de là, l'initiative étonne par son succès. «On est passé du statut de trou du cul du monde à celui de nombril de la France», s'amuse Dominique, ancien agent municipal. Pour la déléguée de l'assemblée Strasbourg République, «le vrai débat national, c'est ici», alors que de nombreuses prises de parole ont été l'occasion d'un rejet massif de la concertation proposée par l'exécutif. «Dans les grandes villes, les réunions ne permettent pas de se mettre d'accord. Avec des assemblées de trente ou quarante personnes, on peut s'écouter et prendre des décisions», souligne Ladislas, ancien prof de philo. «En refaisant la démocratie, des gens qui souffraient reprennent espoir», témoigne, quant à lui, Guy, retraité et bénévole dans plusieurs associations. La journée de dimanche a été consacrée à la mise en commun des travaux des différentes commissions et au lancement d'un nouvel appel.
À Commercy, une AG des AG de gilets
Un groupe de travail lors du rassemblement des gilets jaunes à Commercy (Meuse), dimanche. (Photo Cyril Zannettacci. VU pour Libération)
Publié le 27/01/2019 à 20h56
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