268 agents travaillaient à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) au 2 janvier 2018, selon son rapport d’activité 2017, le dernier disponible. Ils étaient 285 un an plus tôt. La majorité d’entre eux (83) étaient des officiers de police (dénommés CC pour «corps de commandement»), 56 des commissaires (CCD, pour «corps de conception et de direction», le grade le plus élevé dans la police). On comptait autant de gardiens de la paix et brigadiers. Le reste des effectifs est composé d’administratifs, de contractuels, d’adjoints de sécurité ou encore de réservistes et de magistrats.
La hausse d'activité entraînée par les violences policières recensées lors du mouvement des gilets jaunes est difficile à quantifier précisément, faute de chiffres globaux permettant de comparer avec les années précédentes. Mais le service communication de la police (Sicop) reconnaît auprès de CheckNews que ces violences policières ont bien entraîné un surcroît de travail pour l'IGPN.
168 enquêtes judiciaires ont été confiées à la police des polices depuis le début des manifestations. Et le directeur de la police nationale, Eric Morvan, précisait début janvier que plus de 200 signalements avaient été effectués sur la plateforme de l’IGPN. Leurs effectifs n’ont pas été renforcés pour autant, et ne devraient pas l’être dans le futur, selon le Sicop.




