«C'est presque risible. On fait des actions symboliques, qui ne font que toucher à l'image du Président, et on a tout un dispositif de répression qui est mis en place contre les militants pour le climat, plutôt que contre les pollueurs et ceux qui dérèglent le climat», lâche Léa Vavasseur, représentante du mouvement ANV-COP21 – mouvement proche d'Alternatiba – après que six militants ont été placés en garde à vue par la police jeudi matin. Ils sont accusés de «vol en réunion» pour avoir décroché et emporté des portraits officiels du président Emmanuel Macron.
Vincent Verzat, «journaliste associatif», de la chaîne Youtube Partager c'est sympa, notamment impliqué dans l'Affaire du siècle, a lui aussi été placé en garde à vue, à Paris. Il avait filmé et diffusé une action de décrochage. Sa collègue, Astrid Barthélemy, s'insurge : «Vincent était dans sa mission d'information en couvrant l'action qui s'est déroulée et en la partageant pour dénoncer l'inaction climatique de notre gouvernement. On refuse d'être réprimés dans le choix des informations que l'on présente.»
26 portraits du Président décrochés
Au total ANV COP21 rapporte que quatre personnes ont été mises en garde à vue à Paris, et que trois autres ont subi le même sort en Loire-Atlantique. Dans la vallée de l’Arve, quatre autres ont aussi été convoquées pour une audition libre, tandis que leurs domiciles ont été perquisitionnés.
Depuis le début du mouvement le 21 février dernier, 26 portraits du Président ont été décrochés et 21 personnes ont été placées en garde à vue pour le même chef d'accusation selon les chiffres de l'association qui dénonce une «répression». Trois procès sont déjà prévus à Strasbourg, Lyon et Paris.




