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Libération

«C’est difficile de se remettre d’un procès comme celui-ci.»

Radia Legouad sœur d'une victime de Mohammed Merah, à l'ouverture du procès en appel d'Abdelkader, frère du tueur

Publié le 25/03/2019 à 20h26

Le calme régnait lundi matin aux alentours de la salle Voltaire du palais de justice de Paris. Loin de l'atmosphère électrique du procès Merah à l'automne 2017. C'est ici qu'est rejugé Abdelkader Merah, frère de Mohammed, condamné à vingt ans de prison pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» en première instance, mais acquitté du chef de complicité des sept assassinats commis par son cadet en mars 2012. Fettah Malki, condamné à quatorze ans de réclusion pour avoir fourni au terroriste un gilet pare-balles et une arme automatique, est aussi dans le box des accusés. Les familles des victimes sont arrivées en ce premier jour de procès une à une, dans une ambiance apaisée. Tous se sont salués, soudés pour affronter ce nouveau marathon judiciaire. «Forcément, c'est difficile de revenir ici…» a déclaré une des sœurs du caporal Mohamed Legouad, qui aimerait que soit cette fois reconnue la complicité d'Abdelkader Merah dans les meurtres de son frère. C.P.-R.

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