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Récit

Le monde entier «embrasse Paris»

De nombreux dirigeants et anonymes ont fait part lundi soir de leur tristesse et de leur solidarité avec les Français.

A 21h25, les nouvelles sont plutôt rassurantes quant aux trésors de la cathédrale sauvés des flammes. (Yann CASTANIER/Photo Yann Castanier. Hans Lucas pour Libération )
Publié le 15/04/2019 à 23h16

Les réactions du monde entier se sont multipliées lundi soir après l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris. «Ces horribles images de Notre-Dame en feu font mal. Notre-Dame est un symbole de la France et de notre culture européenne. Nous sommes avec nos pensées avec les amis français», a ainsi tweeté le porte-parole de la chancelière Angela Merkel quelques minutes après le début de l'incendie.Les maires de Rome et de Londres, notamment, ont fait part de leur solidarité avec leur homologue parisienne, Anne Hidalgo. «Londres est dans la tristesse avec Paris aujourd'hui, et dans l'amitié toujours. #NotreDame», a déclaré Sadiq Khan depuis Londres, tandis que la maire de Rome, Virginia Raggi, tweetait en français : «Rome embrasse Paris. Les images de l'incendie dans la cathédrale de #NotreDame font vraiment mal. Les Romains sont aux côtés des citoyens parisiens. Une pensée pour tous les Français.»

«Symbole»

«Notre-Dame de Paris est Notre-Dame de toute l'Europe. Nous sommes tous avec Paris aujourd'hui», a aussi réagi Donald Tusk, président du Conseil européen. Quant à Donald Trump, il a tweeté : «C'est si terrible d'assister à ce gigantesque incendie à Notre-Dame de Paris.» Avant d'y aller de son conseil : «Peut-être faudrait-il utiliser des bombardiers d'eau pour l'éteindre. Il faut agir vite.» Une fausse bonne idée, vite déconstruite par un tweet de la Sécurité civile expliquant que «le largage d'eau par avion sur ce type d'édifice pourrait […] entraîner l'effondrement de l'intégralité de la structure».

Quand la flèche principale cède aux assauts des flammes et tombe sur elle-même, les images tournent en boucle sur les télévisions du monde entier. Pour le Premier ministre belge, Charles Michels, Notre-Dame est, comme «Victor Hugo, une part de l'histoire de France, de l'Europe». Exprimant son «incrédulité» et sa «tristesse» devant l'incendie de ce «symbole de la chrétienté, en France et dans le monde». «Déchirant à voir. Notre-Dame en flammes dans ma ville préférée, Paris. Espère que le maximum pourra être sauvé. #NotreDame», s'est ému la Première ministre norvégienne, Erna Solberg. C'est «un coup au cœur pour les Français et pour nous tous les Européens», a tweeté, en français, le chef du gouvernement Italien, Giuseppe Conte, tandis que Theresa May adressait ses «pensées» au peuple français. Le Vatican, de son côté, a dit dans un communiqué prier pour «les pompiers et pour tous ceux qui font leur possible pour faire face à cette situation dramatique».

Mandarin

A la nuit tombée, les hautes flammes ont disparu, mais l'intense rougeoiement de l'incendie continue à ronger la structure de Notre-Dame. Avec une émotion palpable, des milliers d'anonymes mêlent sur les réseaux sociaux leurs messages de sympathie et de soutien à ceux des politiques. En français, en espagnol, en anglais, en mandarin… Certains s'inquiètent déjà de la forcément longue et coûteuse reconstruction. Dans un tweet, la directrice générale de l'Unesco, l'ancienne ministre française de la Culture Audrey Azoulay, a dit se tenir aux «côtés de la France pour sauvegarder et réhabiliter ce patrimoine inestimable».

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