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Gilets jaunes : prolongation des aides pour les commerçants

Alors que le dispositif devait s'achever à la fin du mois d'avril, le gouvernement a annoncé la prolongation des aides jusqu'à la fin du mois de juin.

Sur les Champs-Elysées, le 15 décembre 2018. (Photo Sameer Al-Doumy. AFP)
Publié le 03/05/2019 à 17h53

Un sursis plus que bienvenu pour les commerçants. Censé prendre fin le 30 avril, le dispositif spécial d'aide aux commerces touchés par le mouvement des gilets jaunes sera finalement prolongé jusqu'à la fin du mois de juin. La secrétaire d'Etat à l'Economie et aux Finances Agnès Pannier-Runacher l'a annoncé vendredi matin sur le plateau de la chaîne CNews. «L'enjeu, c'est qu'ils traversent correctement cette crise, dont ils ne sont pas à l'origine, pour pouvoir rebondir demain, a-t-elle précisé. Il est essentiel d'accompagner nos commerçants de proximité. Ils sont la vie dans les villes et créent du lien social.»

Depuis le début de la contestation il y a plus de cinq mois, des centaines de commerces ont été dégradés, vandalisés voire pillés. Le 1er mai, quelque 600 magasins parisiens ont baissé leur rideau en raison d'un arrêté du préfet de police. Leurs responsables avaient reçu l'ordre de «mettre en place des moyens de protection de leurs établissements». A ce jour, plus de 8 000 professionnels français ont fait une demande d'aides. Quelque 70 000 personnes sont toujours au chômage partiel, ce qui représente un coût de 38 millions d'euros. Les reports de charge représentent près de 80 millions d'euros, «qui ont vocation à être remboursés, sauf pour les commerçants» pour qui la situation sera «trop serrée», «à qui on donnera des exonérations» a précisé Agnès Pannier-Runacher.

Mise en place le 26 novembre, une semaine tout juste après le premier acte des manifestations, cette mesure permet aux commerçants concernés de bénéficier de reports de charges et d'obtenir des exonérations pour les plus touchés. Ce plan d'aide permet également aux commerçants de demander des autorisations d'activité partielle. «On peut dire que les dégâts et les casses représentent plus de 200 millions d'euros», a déclaré la secrétaire d'Etat qui a dit que les organismes publics, dont l'administration fiscale, avaient répondu à chacune des demandes d'aides.

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