L'armée et la police choyées au détriment de l'écologie et de l'Education nationale ? Selon les «chiffres clés» du projet de loi de finances 2019, adopté le 20 décembre, le ministère le plus à la diète reste celui des Comptes publics, où 1 450 postes équivalents temps plein (ETP) ont été supprimés en 2018 et 1 947 en 2019. En deuxième position arrive l'Education nationale, qui voit 1 800 postes supprimés en 2019, mais qui n'en avait perdu aucun en 2018. Puis la Transition écologique et solidaire (811 en 2018 et 828 en 2019), la Santé (258 et 250), l'Economie (198 et 280), le Travail (239 et 233), l'Agriculture (130 et 140), les Affaires étrangères (100 et 130), la Culture (110 et 150) et enfin la Cohésion des territoires (15 et 15). A l'inverse, le ministère de l'Intérieur, après s'être vu promettre 1 420 ETP supplémentaires en 2018, devrait en avoir 2 153 en 2019. Suivi de la Justice (1 000 et 1 300), les armées (518 et 466), les services du Premier ministre (75 et 181) et l'outre-mer (20 et 23). Seuls les effectifs du ministère des Sports et de l'Enseignement supérieur sont censés rester constants sur ces deux années. Ces chiffres ne prennent cependant pas en compte les «opérateurs» des ministères. Selon le dernier projet de loi de finances, «pour 2019, le solde global […] s'élève à 4 164 équivalents temps plein (ETP), dont 1 571 ETP pour l'Etat et 2 593 ETP pour les opérateurs».
Plus de postes pour l’armée et la police, moins pour l’Education et l’écologie ?
Publié le 31/05/2019 à 19h16
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