Samedi 5 janvier, Toulon. En marge de l'acte VIII des gilets jaunes, le commandant de police Didier Andrieux est filmé en train de porter des coups à plusieurs personnes. Sur deux vidéos devenues virales, on voit le policier frapper au visage des manifestants. Des violences rendues nécessaires par le comportement des interpellés, s'est justifié Andrieux. Contactée, la police indique qu'il n'y a «pas eu de mesure disciplinaire à ce stade» contre cet officier, décoré de la Légion d'honneur quelques jours avant les faits. En 2015, il avait pourtant déjà écopé d'un «avertissement» pour avoir fracturé le nez d'un major de police. Plusieurs procédures sont toutefois toujours en cours concernant Andrieux. Le préfet et le procureur ont saisi l'IGPN, dont l'enquête a pris du retard, selon une source proche de l'affaire, en raison de l'empilement des dossiers, et devrait aboutir d'ici «une semaine ou deux». Le procureur a aussi ouvert des informations judiciaires pour «outrage, rébellion et violences» de la part des manifestants et pour éclaircir «les conditions d'interpellation qui donnent lieu à polémique». Selon nos informations, ces enquêtes n'ont pour l'heure pas significativement avancé. Par ailleurs, une manifestante, Séverine C., l'accuse de lui avoir donné un «coup de tête».Andrieux devrait être aussi entendu par l'IGPN concernant ce volet de l'affaire.
Le policier Didier Andrieux a-t-il été suspendu pour violence contre les manifestants ?
Publié le 07/06/2019 à 20h06
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