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Les moutons du périph ont-ils été retirés à cause de la pollution ?

Publié le 07/06/2019 à 20h06

L'arrivée, à l'automne 2016, de moutons d'Ouessant pour «tondre» les talus au bord du périphérique parisien avait beaucoup fait parler. «Il s'agissait d'une expérimentation sur quatre sites. Le bilan est bon et la mairie voulait l'étendre à une vingtaine de lieux qui avaient été identifiés comme adéquats», explique Paul Letheux, fondateur de GreenSheep, l'entreprise qui avait déployé les premiers moutons. «Après avoir expérimenté pendant un an cette initiative sur les quatre talus d'une surface de 1 hectare, nous envisagerons de la transposer sur 14 autres sites du périphérique, soit, au total, 6 hectares», expliquait en mars 2017 l'adjointe à la mairie de Paris chargée des espaces verts, de la nature et de la biodiversité, Pénélope Komitès. En 2018, la municipalité avait pourtant décidé de ne pas renouveler l'expérience. A cause de la pollution ? Non. Plutôt en raison du temps sec et du manque d'herbe. Rien à voir, donc, avec la santé des animaux. La Ville de Paris explique d'ailleurs que des moutons ont de nouveau été conduits sur des talus depuis fin avril. «Une trentaine de moutons répartis en 5 troupeaux tournent sur 15 talus en alternance», détaille la mairie. Les lieux choisis sont situés principalement vers le bois de Boulogne et au niveau des XIIe et XXe arrondissements de Paris. Le prestataire a toutefois changé.

Très rapidement après l'installation des moutons en bord de périphérique, une pétition avait été lancée, signée par 15 000 personnes. «Je n'ose imaginer l'état de leurs poumons. Resteriez-vous plusieurs mois à côté du périphérique ?» s'interrogeait-elle. Paul Letheux l'affirme pourtant : ses moutons présents sur les bords du périphérique en 2016 et 2017 sont aujourd'hui en bonne santé. «Nous nous sommes assurés que l'environnement n'altérait pas leur système immunitaire», explique-t-il. Par ailleurs, ces moutons «vivent seulement une dizaine d'années, donc ils n'ont pas le temps de contracter les maladies développées chez l'humain», disait-il à 20 Minutes en 2017. La ville indique aussi que la pratique d'écopâturage respecte les principes du bien-être animal définis par l'Organisation mondiale de la santé animale. Enfin, l'espèce utilisée est résistante aux maladies et les bêtes sont soumises à des visites régulières de contrôle.

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