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Libération

Est-il vrai qu’on ne peut plus prendre le train incognito en France ?

Publié le 21/06/2019 à 18h46

Nom, prénom et date de naissance : à en croire une affichette de la SNCF en gare Saint-Lazare, les usagers doivent décliner leur identité pour obtenir un billet depuis le 9 mai 2019. Et «justifier de cette identité» une fois à bord du train. La date correspond à la refonte des tarifs et cartes de réduction mise en place par Voyages SNCF, la branche du groupe chargée des voyages grandes lignes. Depuis cette date, «tout le système est pensé autour du e-billet» car «c'était une vraie attente des gens, d'avoir un système facile et fluide», explique leur service de presse. A l'exception de quelques tarifs spécifiques (par exemple ceux prévus pour les militaires), l'ensemble des billets grandes lignes (TGV et Intercités) sont donc désormais vendus exclusivement sous format électronique. Ce type de titres étant «nominatif et incessible», il est donc «demandé de renseigner les noms, prénoms et date de naissance de chaque passager», et ce quel que soit le canal de distribution, précise Voyages SNCF à CheckNews : «Gares, bornes libre-service, Internet, agence de voyages, etc.» Seule possibilité pour les usagers soucieux de rester anonymes, en France, lors de leurs déplacements en train : acheter un billet TER (ou Transilien en Ile-de-France) directement au guichet ou sur une borne libre service.

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