Entré au RPR en 1976, à 18 ans, «moitié par conviction, moitié par manque de copains», Thierry Mariani défend aujourd'hui la cause de Marine Le Pen. Sans prendre sa carte au Rassemblement national, il a rejoint lors des européennes la liste conduite par Jordan Bardella. En bonne place, il a été élu. Avant ça, l'homme fut (peu de temps) ministre des Transports quand Sarkozy logeait à l'Elysée. Sans mandat depuis une défaite aux législatives, il était marginalisé à LR au moment de rallier Marine Le Pen après des mois de faux suspens. Mariani avait par exemple ouvertement félicité le parti d'extrême droite pour son changement de nom lors de sa «refondation» de 2018. Mais, alors qu'il devait être le premier de cordée d'une lignée de transfuges LR, il reste en l'état la seule prise notable. La présidentielle de 2017, record en nombre de voix pour l'extrême droite mais piteuse en termes d'image pour Marine Le Pen, est passée par là. Pour les municipales, Mariani a en tout cas recyclé son label «droite populaire», l'ex-branche dure de l'UMP, pour servir de zone de transit entre LR et le RN. Il compte lancer l'offensive à la rentrée, au moment de la convention nationale de LR. Pour «parasiter» l'événement (c'est assumé) et tester la force d'attraction du RN.
Thierry Mariani Transfuge de LR au RN
Publié le 08/07/2019 à 21h26
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