«Stop Lawfare» : dès le premier jour du procès Mélenchon, que les insoumis voient comme une affaire politique, le mot d'ordre est partout. Les faits reprochés au patron de La France insoumise et aux cinq autres prévenus - «actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation» - se seraient déroulés lors de la perquisition au siège du mouvement, il y a un an. L'audience se tenait la semaine dernière à Bobigny. Devant le tribunal de Seine-Saint-Denis, les tee-shirts de soutien font florès. On lit : «Ma personne est sacrée», «La République, c'est moi», «Non aux procès politiques» et «On touche pas à M. Mélenchon». Là où le bât blesse, c'est que, comme l'a remarqué un journaliste du Monde, l'étiquette d'un d'entre eux indique… «Made in Bangladesh». En ligne, certains militants crient à la manipulation. Il n'en est rien : les tee-shirts viennent bien d'Asie. Chez les insoumis, on reconnaît une «erreur» du fait des délais de fabrication. Un coordinateur de l'événementiel chez LFI précise : le prestataire a vendu une centaine de vêtements «floqués en France mais fabriqués au Bangladesh» en «trois jours seulement». En janvier, les ouvriers du textile bangladais faisaient la grève pendant plusieurs jours pour obtenir une hausse de leur salaire, dorénavant de 80 euros par mois.
Les tee-shirts de soutien à Mélenchon ont-ils été fabriqués au Bangladesh ?
Publié le 27/09/2019 à 19h51, mis à jour le 27/09/2019 à 19h51
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