La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s'est à nouveau montrée rassurante, mercredi : certes, des taux de dioxine «plus importants que la normale» ont été relevés le jour de l'incendie de l'usine Lubrizol à Préaux, à 15 kilomètres de Rouen, «mais ça reste […] en dessous des seuils admis de toxicité». Et la ministre d'assurer que «la totalité des résultats» d'analyse dont le gouvernement dispose «seront rendus public et clairement expliqués». Pas sûr que cela suffise à rassurer. D'autant que le flou persiste quant à la quantité et la nature des produits qui ont brûlé. Si l'incendie a détruit 5 253 tonnes de produits chimiques chez Lubrizol, il a aussi touché trois entrepôts de son voisin Normandie Logistique (NL), qui stockait 9 050 tonnes de produits sur son site, dont 4 157 tonnes de produits Lubrizol et 139 tonnes de produits Total. Or NL n'a toujours pas précisé lesquels avaient brûlé.
Toxicité : le flou persiste
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Publié le 09/10/2019 à 19h16
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