Christian N., haut fonctionnaire au ministère de la Culture, a été mis en examen en octobre pour avoir administré des diurétiques à des jeunes femmes venues passer un entretien d'embauche dans le but de les voir uriner. Depuis près de dix ans, il les prenait aussi en photo discrètement avant de consigner ses «expériences». Comme l'expliquait Libé vendredi, les victimes sont dans une impasse : une cellule d'écoute a été ouverte mais la plupart n'ont jamais été entendues. Cette situation crée des remous entre cabinets ministériels. Sur Europe 1 vendredi, Franck Riester (photo), le ministre de la Culture, s'est contenté de répondre que «la justice [allait] prendre les décisions qui s'imposent». Insuffisant pour les victimes. Parmi elles, Alizée avait décidé de contacter le cabinet de Marlène Schiappa (photo), qui l'avait orientée vers Agnès Saal, haute fonctionnaire à l'égalité au ministère de la Culture. Saal assure l'avoir contactée, Alizée conteste. Les regards se tournent vers le ministère de la Culture pour comprendre comment une telle situation a pu se produire. «Je ne sais pas», a éludé Riester sur Europe 1.
Abus sexuels au ministère de la Culture L’exécutif entre soutien et embarras
Publié le 08/11/2019 à 21h21
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