«Ça fait des années que ça dure, je voudrais juste que ça s'arrête, que les violences s'arrêtent.» A la barre de la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris, jeudi 12 novembre, Diane (1) se tient debout et regarde droit devant elle. La jeune femme de 25 ans aux longs cheveux noirs fait tout pour ne pas croiser les yeux de son ex-conjoint, qui se tient dans le box des prévenus. Elle a des pleurs dans la voix mais s'efforce de ne pas craquer, à quelques mètres de la carrure imposante d'Anthony (1), qui par moments cherche à lui couper la parole.
Anthony a déjà été condamné à trois reprises pour des violences conjugales à l'encontre de Diane. La première fois, en 2015, alors qu'elle était enceinte de leur fille, il est rentré alcoolisé et drogué, l'a jetée à terre et l'a passée à tabac. Cette année, en instance de divorce, il l'a à nouveau battue en avril, puis, en octobre, l'a menacée de mort avec un couteau de cuisine et l'a harcelée par téléphone. Cette fois, l'homme de 37 ans comparaît à nouveau pour «violences volontaires par le conjoint», en «récidive de récidive de récidive», lance le procureur. Sorti en septembre de cinq mois de prison pour des faits similaires, en sursis avec mise à l'épreuve, il avait l'interdiction formelle d'




