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3 septembre Féminicides, quels moyens pour combattre l’hécatombe ?

Paris, le 23 novembre 2019. Nous toutes. Manifestation contre les violences faites aux femmes. (Photo Edouard Caupeil.)
Publié le 27/12/2019 à 17h06, mis à jour le 29/12/2019 à 11h36

3 septembre : le gouvernement ouvre un «Grenelle des violences conjugales». Chaque année en France, ce sont quelque 220 000 femmes qui sont victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire. En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex.

Depuis le 1er janvier 2017, Libé recense ces meurtres conjugaux. L'année 2019 marque un tournant dans la prise de conscience par la société civile et les responsables politiques. Plusieurs rassemblements ont eu lieu dans le pays. Ainsi, début juillet, place de la République, à Paris, des familles de victimes de féminicides en appelaient à Emmanuel Macron, lui demandant d'être «le premier homme politique français à mettre fin à ce massacre».

Après plusieurs semaines de concertation, le gouvernement a annoncé une série de mesures fin novembre, à l'issue de son Grenelle : création de centres de prise en charge des auteurs de violences, mise en place d'un bracelet électronique antirapprochement, réforme de l'autorité parentale… Des associations de terrain ont toutefois dénoncé le manque d'ambition et de moyens mis sur la table. Pour le collectif #NousToutes, le «gouvernement a raté le coche».

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