Elles en ont rêvé. Elles ont déchanté lors de l'adoption du mariage pour tous en 2013. Mais cette fois, voilà enfin la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes - comprendre pour les couples lesbiens et les femmes célibataires aussi - à portée de conquête. La loi qui la prévoit a franchi haut la main le vote de l'Assemblée nationale le 15 octobre en première lecture (359 voix pour et 114 contre) dans une émotion contenue. Bien sûr, si lors des débats des conservateurs ont entonné la petite rengaine du «Où t'es ? Papa où t'es ? », en écho aux vociférations de «la Manif pour tous» qui est parvenue à faire défiler quelque 70 000 anti-PMA (mieux que prévu) le 6 octobre, l'hémicycle n'a pas versé dans l'hystérie (sauf quand il fut question de GPA), pas plus que dans le lyrisme. Il faut dire que le trio gouvernemental qui porte la loi (Agnès Buzyn à la Santé, Nicole Belloubet à la Justice et Frédérique Vidal à la Recherche) se surpasse dans la tactique du profil bas. Autre époque, autre style, à la limite de l'anti-Taubira. En route pour le Sénat, le texte devrait être définitivement adopté en juin.
6 octobre La PMA pour toutes que côute
Publié le 27/12/2019 à 17h11
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