La taxe Tobin sur les flux financiers n’a jamais pris son envol. La taxe Chirac, elle, grignote les billets d’avion pour payer des médicaments pour les pays en voie de développement. Voici venir la taxe Gafa. A mesure que les impôts nationaux périclitent, plombés par la dématérialisation de l’économie, les Etats tentent de rattraper par les bretelles les rois du numérique, qui sont à la fois des destructeurs d’emplois et des filous fiscaux de première bourre. C’est pourquoi la France s’est fendue en 2019 d’une taxe qui essaie gentiment de ponctionner les profits phénoménaux des tycoons du cyberespace. L’idée est de prélever 3 % du chiffre d’affaires réalisé dans l’Hexagone par Google, Apple, Facebook, Amazon, Uber, Airbnb et compagnie. Sont espérés 400 millions d’euros quand, par exemple, Apple vient de déclarer 55 milliards de dollars de bénéfices annuels dans le monde. Malgré ce peu d’ambition, Trump a piqué sa colère et menacé de rétorsion le champagne ou le roquefort. Car il considère que les Gafa sont américains et que c’est à lui de les ponctionner.
Taxe Gafa
Publié le 27/12/2019 à 17h36
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