Menu
Libération
CheckNews

Attaque de la Pitié-Salpêtrière à Paris : le mensonge de Castaner

Réservé aux abonnés

Publié le 30/12/2019 à 18h31

«"Attaque" de la Pitié-Salpêtrière : La fake news venait de l'Intérieur», pouvait-on lire à la une de Libération le 3 mai. Il n'est pas courant qu'un quotidien affiche du fact-checking en première page. Mais parfois, l'intox est si grosse qu'il est nécessaire de mettre en avant ce travail de remise à plat des faits. C'est ainsi que ces lignes se sont invitées en tête de ce numéro printanier du journal : «Non, contrairement à ce qu'a affirmé Christophe Castaner, l'hôpital parisien n'a pas été pris d'assaut et dégradé par des manifestants.»

Le gouvernement craignait la mobilisation du 1er Mai. Six mois après le début du mouvement des gilets jaunes, que donnerait la rencontre entre la France des ronds-points, celle des syndicats, et une poignée de militants habitués du black bloc ? Au soir du 1er mai, et malgré un cortège parisien finalement assez calme, Christophe Castaner balance sur Twitter : «Ici à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant.» Dans la foulée, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, l'assure sur un plateau télé : «C'est la première fois qu'un hôpital est attaqué en France lors d'une manifestation.» Et ainsi de suite. Les médias embrayent à leur tour.

Il faut attendre le lendemain pour que des voix dissonantes aient droit de cité. Des médias interrogent, à leur sortie de garde, des membres du personnel de la Pitié-Salpêtrière. Leurs réponses sont loin du récit a

Dans la même rubrique