En 2009, on comptait 2 800 discothèques, elles ne sont plus que 1 500 aujourd'hui. La concurrence des bars musicaux et d'autres habitudes de consommation expliquent en partie cette désaffection. La législation s'est faite également plus dure en matière de bruit et de tabac. Et les boîtes de nuit doivent s'acquitter d'une TVA de 20 %, à la différence des spectacles assujettis à un taux réduit. S'y ajoute un prélèvement de 4 % pour la Sacem au titre de la musique diffusée. Les réseaux sociaux constituent également une concurrence de taille : «Facebook est capable d'organiser une soirée dans un lieu improbable», constate Patrick Malvaës, président du Syndicat national des discothèques. Récemment, des mastodontes de la nuit, comme le KesWest dans le Pas-de-Calais, ont fermé. Les grands établissements situés en périphérie qui ont su diversifier leur activité, notamment dans la restauration, s'en sortent encore. En centre-ville, les clubs à petite capacité et grande sélectivité tirent leur épingle du jeu, à l'image du VIP Room à Paris. Et les établissements rétros ont le vent en poupe. «Les clients sont la génération disco des années 70 qui maintenant a dépassé la soixantaine et veut continuer à s'amuser», sourit Patrick Malvaës.
Les discothèques déchantent
Publié le 03/01/2020 à 20h31
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