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Justice

Pourquoi le parquet antiterroriste s'est finalement saisi de la mortelle agression de Villejuif

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Si l'assaillant de 22 ans souffrait de troubles psychiatriques, la justice antiterroriste assure avoir établi sa «radicalisation certaine» et la «préparation organisée» de son «parcours meurtrier».

Les policiers sécurisent la zone à proximité du parc des Hautes-Bruyères, où a eu lieu l'attaque au couteau, vendredi, à Villejuif (Val-de-Marne). (Michel Euler/Photo Michel Euler. AP)
Publié le 05/01/2020 à 16h57

Le dossier de l'attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés vendredi à Villejuif (Val-de-Marne), a finalement basculé dans les mains du Parquet national antiterroriste (Pnat). «Si les troubles psychiatriques importants de l'auteur des faits sont avérés, les investigations des dernières heures ont permis d'établir une radicalisation certaine du mis en cause ainsi qu'une préparation organisée de son passage à l'acte», a justifié samedi la justice antiterroriste dans un communiqué, qui évoque un «parcours meurtrier réfléchi et sélectif». L'enquête se poursuivra désormais pour «assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteur terroriste criminelle». Elle est confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Paris, déjà saisie, et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Auparavant, Laure Beccuau, la procureure de la République de Créteil alors encore en charge du dossier, avait indiqué que les troubles psychiatriques dont souffrait l'auteur de l'attaque, abattu par des policiers, ne suffisaient pas à écarter l'hypothèse d'un «acte terroriste». A ses côtés, Philippe Bugeaud, directeur adjoint de la DRPJ de Paris, expliquait qu'«un Coran, des ouvrages divers sur la religion musulmane et quelqu

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