Le dossier de l'attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessées vendredi à Villejuif (Val-de-Marne) a basculé dans les mains du Parquet national antiterroriste (Pnat). «Si les troubles psychiatriques de l'auteur des faits sont avérés, les investigations des dernières heures ont permis d'établir une radicalisation certaine du mis en cause ainsi qu'une préparation organisée de son passage à l'acte», a justifié samedi la justice dans un communiqué, qui évoque un «parcours meurtrier réfléchi et sélectif». L'enquête se poursuivra pour «assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle».
Conversion. Auparavant, Laure Beccuau, procureure de la République de Créteil alors encore en charge du dossier, avait indiqué que les troubles psychiatriques dont souffrait l'auteur de l'attaque, abattu par des policiers, ne suffisaient pas à écarter l'hypothèse d'un «acte terroriste». A ses côtés, Philippe Bugeaud, directeur adjoint de la Direction régionale de la police judiciaire de Paris, expliquait qu'«un Coran, des ouvrages divers sur la religion musulmane et quelques-uns qu'on peut qualifier de salafistes» avaient été retrouvés dans le sac de l'agresseur, à proximité des lieux. Une lettre a aussi été découverte, qui «peut être considérée non pas comme une lettre d'allégeance, mais une lettre de départ, tes




