«J’ai arrêté le ballet à 36 ans pour pouvoir me consacrer à mes études et à une vie de famille. Je voyais des danseurs qui avaient du mal à partir ou à savoir quoi faire après la scène et je me suis dit que c’était le bon moment pour arrêter, d’autant que j’étais encore pas mal distribuée. Mes études ont duré trois ans, je n’ai pas eu d’accompagnement, c’était : tu veux te reconvertir, alors débrouille-toi ! J’ai touché le chômage pendant deux ans et le fait d’être avec mon conjoint qui travaille dans le BTP m’a assuré une situation pas trop instable. En tant que danseuse, j’ai une bonne connaissance de mon corps, que je peux investir dans mon métier d’ergothérapeute. J’avais besoin de quitter le monde de la culture, de mettre un pied dans la vraie vie. Mais je ne me voyais pas continuer sans la scène. Même si j’aime mon métier et qu’il me permet d’élever mes enfants, ne plus être danseuse, alors que pendant quinze ans on vous met en quelque sorte sur un piédestal, n’est pas toujours évident.»
Témoignage
Florence Viennot, 40 ans, ex-danseuse au ballet de Lorraine devenue ergothérapeute «je ne me voyais pas continuer sans la scène»
Publié le 07/01/2020 à 20h46
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