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Alimentation

Cantines scolaires : le local et le bio sont sur un plateau

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En France, l’omniprésente restauration collective n’est pas la championne de la transition écologique. Mais en privilégiant des produits durables et de meilleure qualité pour les enfants, les écoles peuvent contribuer à réduire l’impact désastreux de l’agriculture, souligne un rapport de Terra Nova.

A la cantine de l’école Aimé-Legall, à Mouans-Sartoux, en décembre 2017. La ville des Alpes-Maritimes est passée à 100 % de bio et local dans ses établissements scolaires.  (Photo Laurent Carré)
Publié le 13/01/2020 à 20h26

Nous sommes à trois mois des municipales. Gardant en tête le succès des écolos aux européennes et de récents sondages selon lesquels la protection de l'environnement est désormais une préoccupation majeure des Français, bon nombre de candidats cherchent à «verdir» leur programme. Parmi les solutions concrètes, efficaces, éprouvées mais encore trop peu mises en œuvre qui s'offrent à eux, figure le bio et local dans les cantines. C'est de fait dans nos assiettes, et surtout dans celles de nos enfants, à l'école, que se joue une bonne partie de la transition de notre société vers plus d'écologie, plus de social. Les enjeux ne sont pas qu'alimentaires : ils sont aussi climatiques, économiques, agricoles, sanitaires, éducatifs, sociaux… Bref, la restauration collective bio, locale, moins carnée, «c'est politique», clame «Un plus bio», le «premier réseau national des cantines bio».

C'est aussi la conclusion d'un rapport du groupe de réflexion Terra Nova (classé à gauche), intitulé «Les enfants à table : accélérer la transition alimentaire dans les cantines scolaires». Ce document dresse un état des lieux où tout ou presque reste à faire, malgré les retours d'expérience encourageants des collectivités qui se sont lancées. Le texte identifie les difficultés rencontr

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