Le drapeau vert vaut de l’or. A quelques semaines des municipales, tout le monde se l’arrache. Forcément, ça se bastonne. Le point de départ : il appartient à EE-LV. Dans un passé encore récent, le parti était prêt à échanger son drapeau contre une poignée de cacahuètes. Sauf que les temps ont changé : l’écologie est au centre des préoccupations et le petit (qui est devenu grand) a pris la confiance. Terminé les seconds rôles : les écolos visent le pouvoir et toisent les grands d’hier. La gauche traditionnelle tire la tronche. Elle accuse le Vert d’avoir pris la grosse tête. Une cour de récré.
Un autre reproche : les écolos jouent la division. L’exemple de Marseille revient souvent. Le Vert du coin, Sébastien Barles, a claqué la porte du Printemps marseillais (composé notamment du PS et de La France insoumise) après plusieurs semaines de discussions. Un soir, près de la gare Saint-Charles, il nous a expliqué son sentiment : tout le monde s’en tape de lui et de ses idées, ce qu’ils veulent, c’est son drapeau vert. A Montpellier, le contexte est différent mais le constat est le même pour les écolos. La tête de liste, Clothilde Ollier, vient d’être débranchée par EE-LV. Lorsqu’on discute avec les écolos, ils disent que la candidate était plus intéressée par le drapeau vert que par les militants locaux.
La question : comment mettre d’accord un converti à l’écologie qui tente de s’approprier le drapeau vert avec un écologiste de toujours qui veut conquérir le pouvoir sans l’aide des grands d’hier ?




