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Recherche : l'évaluation au centre de la discorde

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2 800 chercheurs déposent une candidature collective à un poste également convoité par Thierry Coulhon, le conseiller à l'Enseignement supérieur d'Emmanuel Macron, sur fond de désaccords autour de l'évaluation de la recherche. Explications.

Thierry Coulhon, le 2 octobre 2019. (Photo Vincent Isore. IP3)
Publié le 20/01/2020 à 18h12

Thierry Coulhon, conseiller éducation, enseignement supérieur, recherche et innovation d'Emmanuel Macron, face à 2 800 chercheurs et enseignants-chercheurs. Voici le match pour la présidence du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres). Les auteurs de la candidature collective veulent «se réapproprier le contrôle sur les valeurs et le sens de leurs métiers» et ont publié une tribune dans le Monde ce lundi.

Pourquoi un tel enjeu ? Parce que, dans sa future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), le gouvernement souhaite lier, en partie, l'attribution des moyens des universités et organismes de recherche au résultat de leur évaluation par le Hcéres. Le président de la République, lors des 80 ans du CNRS (voir ci-dessous) avait appelé à «être plus courageux sur les conséquences» que l'on tire de l'évaluation.

Rappelons que les chercheurs sont évalués à de multiples reprises et par des organisations différentes. Lorsqu’ils publient un article, par trois relecteurs ano

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