Les auditeurs de Radio France se sont encore réveillés ce mardi en musique. Les matinales des trois grandes antennes nationales, France Inter, France Info et France Culture, n'ont pas pu être diffusées. Pour remplacer les Nicolas Demorand, Marc Fauvelle et Guillaume Erner, des playlists tournant en boucle, parfois entrecoupées d'une courte session d'information. Au cinquantième jour d'une grève contre le plan d'économies de 60 millions d'euros décidé par la présidente Sibyle Veil, la situation semble s'enliser au sein de l'entreprise publique, qui prend le risque d'agacer ses plus fidèles et vaillants défenseurs. Pourtant, à l'intérieur de Radio France, des discussions ont lieu entre les organisations syndicales et la direction. Mais elles avancent très, très doucement.
Timide reprise du dialogue
Vendredi, une rencontre s'est tenue entre l'équipe de Sibyle Veil et la CGT, le seul syndicat qui reconduit la grève de jour en jour. Son poids est déterminant dans le mouvement : il est la première organisation de salariés de Radio France. «La direction veut qu'on lève notre préavis mais elle n'a pas grand-chose à nous donner en échange», explique un représentant de la CGT. La réunion n'a




