Il s'installera pile à l'heure prévue, comme d'habitude, dans son fauteuil de maire, surmontant l'hémicycle, pour son ultime conseil municipal. Après, il restera quelques semaines à l'élu LR, 80 ans, qui a annoncé de longue date ne pas vouloir briguer de cinquième mandat, pour soigner sa sortie et promouvoir son bilan. Lundi, Jean-Claude Gaudin a déjà posé le décor, lors de ses vœux à la presse, avec un clip promotionnel à la gloire de la cité. Un Marseille de papier glacé, filmé au drone sous ses coutures les plus touristiques et entrecoupé d'extraits de journaux étrangers saluant la «transformation» de la ville. «La politique de ma majorité, ce sont vos confrères de la presse internationale qui en parlent le mieux», tacle Jean-Claude Gaudin à la tribune. «Vous aurez été les premiers témoins de cette transformation, mais vous avez focalisé sur les aléas du quotidien», peste celui qui, depuis toujours, a plaidé le «Marseille bashing» pour se défendre.
Le 5 novembre, «un drame symptomatique»
A l'heure du bilan, ils sont pourtant nombreux ceux qui pointent les limites d'une politique peu tournée vers le quotidien des Marseillais. «Si la carte postale est belle, elle ne doit pas nous faire oublier les habitants. Le maire a trop été celui de Marseille et pas assez celui des Marseillais», regrette le sénateur Bruno Gilles, ancien fidèle de Gaudin désormais candidat dissident, LR ayant préféré investir Martine Vass




