La Métropole de Lyon va servir de test. C'est la première collectivité territoriale dont le conseil sera élu au suffrage universel direct. Cette entité regroupe 59 communes et 1,4 million d'habitants. Le 15 mars, ils devront désigner leur maire en même temps que l'exécutif de la métropole, qui agrège depuis 2015 les compétences de l'ancienne communauté urbaine et celles du département du Rhône. Concentrant les pouvoirs (vie quotidienne, aménagement du territoire, développement économique), cette «supercollectivité» a été imaginée par Gérard Collomb, le maire de Lyon, qui l'a pilotée jusqu'en 2017. Nommé au ministère de l'Intérieur, il en a confié les manettes à David Kimelfeld… qui ne veut plus les rendre. Ce dernier se présente donc à sa réélection contre son ex-mentor. Pas gagné. Selon un récent sondage, Collomb serait en tête (27 %), suivi de l'écolo Bruno Bernard (20 %), du LR François-Noël Buffet (15 %) et de Kimelfeld (13 %). Lorsqu'il était président de la métropole, Collomb avait négocié le ralliement des maires de droite de l'Ouest lyonnais, mais rien ne dit que cette alliance survivra dans les urnes. Cette fois, c'est du soutien de leurs électeurs que Collomb aura besoin pour l'emporter. «On peut s'amuser à faire des calculs, analyse un connaisseur de la carte électorale locale. Mais la vérité, c'est qu'on est tous largués, personne n'a aucune idée de ce que va donner le découpage des circonscriptions métropolitaines, de ce que vont faire les gens dans l'isoloir.»
Métropole de Lyon Un suffrage universel direct inédit
Publié le 10/02/2020 à 18h46
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