Qui vote pour le Grand Paris ? En gros, les Parisiens. Pour les premières élections au suffrage universel direct, ces électeurs seront les seuls à voir figurer sur leur bulletin une liste des 60 candidats de la capitale au conseil métropolitain. Evidemment, ces votants n'auront aucune possibilité de faire un choix pour la ville et un autre pour la métropole. «Le résultat reproduira forcément l'équilibre politique de Paris, résume Emmanuel Grégoire, premier adjoint d'Anne Hidalgo. Mais nous serons la seule collectivité de la métropole où l'opposition est représentée.» Egalement la seule où ce soit possible : les 130 autres communes qui composent la métropole n'envoient au conseil que 3 représentants pour les plus peuplées, 2 pour une douzaine d'autres et 1 pour le reste du bataillon, de Drancy (70 269 habitants) à Marnes-la-Coquette (1 815 habitants). Dans ce club de maires, le poids des 2 190 327 habitants de la capitale compte peu. Mais aucune autre commune ne domine. «On ne sait pas ce que le Grand Paris va devenir, ajoute Arthur Delaporte, chercheur à Paris-I. Emmanuel Macron n'a pas été très clair sur son devenir, notamment dans la perspective des régionales» programmées au printemps 2021. Patronne de l'Ile-de-France, Valérie Pécresse est une adversaire déclarée de la métropole qui, fonctionnant par consensus, n'a pas fait la preuve de son efficacité. Présidée par le maire (LR) de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier, l'institution n'a pas réussi à voter ses documents stratégiques sur l'aménagement et sur l'habitat.
Métropole de Paris Coincée entre capitale et région
Publié le 10/02/2020 à 18h46
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