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Grève des avocats : «On bloque les tribunaux, mais c’est le seul moyen de se faire entendre»

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En grève depuis plus de six semaines contre la réforme des retraites, les robes noires ont participé à une autre opération «justice morte» ce vendredi au palais de justice de Paris. «Conscients que les premiers pénalisés sont les justiciables», les avocats restent déterminés.

Des avocats en grève au palais de justice de Paris, vendredi. (Photo Marc Chaumeil pour Libération)
Publié le 14/02/2020 à 18h22

«Les collègues commencent petit à petit à arriver», souffle un avocat venu participer, comme nombre de confrères, à une action de défense massive au tribunal de grande instance de Paris (XVIIe arrondissement). En grève depuis plus de six semaines, le mouvement des avocats a décidé la tenue de cette opération «justice morte» ce vendredi, avec le blocage de l'institution judiciaire pendant une journée. Une manière de rappeler leur volonté de préserver leur système autonome. Pour maître Nicolas Uzan, avocat au barreau de Paris, «l'idée est de se rejoindre un peu avant le début de l'audience, pour être le plus possible dans la salle. C'est pour se montrer et assurer aussi une défense pénale au prévenu. A chaque fois qu'on demande un renvoi de dossier en raison de la grève, on l'explique à nos clients et on se demande comment ça va les toucher».

«La défense massive est une façon d'être visible et de montrer comment la justice devrait faire son travail, en prenant bien le temps d'étudier et de défendre les dossiers, dit un autre membre de la Conférence des jeunes avocats pénalistes. On en profite aussi pour faire le procès des comparutions immédiates et de la justice "fast-food".» Depu

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