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Affaire Griveaux : qui se cache derrière Zoé Sagan ?

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Dès le 12 février, le compte Facebook d’une «écrivaine» sous pseudo a été l’un des premiers à relayer le site de Piotr Pavlenski où se trouvaient les vidéos à caractère sexuel de l’ancien candidat à la mairie de Paris.

Benjamin Griveaux, lors d'un meeting en juillet à Paris. (Photo Martin Colombet)
Publié le 19/02/2020 à 20h51

«L'inénarrable avocat et activiste politique Juan Branco m'a envoyé ce midi un lien au-delà du réel (signé par l'artiste Piotr Pavlenski) où le candidat macroniste à la mairie de Paris envoie à des jeunes filles des films de lui en train de se masturber.» Cette publication Facebook date du 12 février, à 17 h 31. Elle est signée par une mystérieuse Zoé Sagan. Aujourd'hui supprimé, le post était accompagné d'un lien vers «Porno politique», le site de l'activiste russe Piotr Pavlenski, qui comprenait plusieurs images à caractère sexuel de Benjamin Griveaux.

Mentions «J’aime»

Cette publication de Zoé Sagan cristallise depuis l'attention. Car si elle intervient plusieurs heures après des premiers posts à propos de l'affaire sur Facebook - par Piotr Pavlenski lui-même ou sur au moins un groupe de gilets jaunes -, il s'agit de la première qui reçoit de nombreux partages et mentions «J'aime». Elle intervient ainsi vingt-quatre heures avant les tweets du député Joachim Son-Forget ou du cofondateur de Doctissimo, Laurent Alexandre. A ce titre, elle a contribué à la diffusion, dès le début, des contenus qui ont conduit Benjamin Griveaux à jeter l'éponge. Surtout, le compte de Zoé Sagan est le premier, à notre connaissance, à lier publiquement Juan Branco à l'affaire (deux jours avant que le Figaro annonce qu'il représentait l'activiste russe), en affirmant que l'avocat lui aurait «envoyé le lien». Fragilisant ainsi la version de Br

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