Nouveau rebondissement après l'agression d'une militante LGBT lors d'une manifestation d'anti-PMA proches de «la Manif pour tous», en décembre à Nantes. Lundi sur Twitter, la candidate RN, Eléonore Revel (photo), et son directeur de campagne, Wilfried Van Liempd, sont accusés d'être liés aux cogneurs qui s'en sont pris aux contre-manifestants ce jour-là - des nationalistes radicaux se situant à la croisée du néofascisme et du néonazisme. L'information a été révélée lundi par le compte Twitter @Primeralinea, spécialisé dans la recherche d'informations open source. Ce dernier a présenté des éléments d'identification d'un des agresseurs. Ce jeune homme au symbole nazi tatoué sur la main (une rune d'Odal, symbole de plusieurs unités SS) est un pratiquant assidu d'arts martiaux passé par l'armée française. Présenté comme Valentin D., il appartient au groupuscule Arsouille Naoned, des gros bras fascisants réunis dans cette structure informelle pour faire le coup de poing. En septembre, il participait par exemple au tournoi de boxe organisé par Génération identitaire Lyon. Surtout, des clichés le montrent, accompagné de ses comparses, marcher ou discuter avec Wilfried Van Liempd et Eléonore Revel. Contactée par Libé, celle-ci reconnaît la véracité des photos publiées sur Twitter mais nie toute forme de proximité avec le jeune homme ou ce groupe, dont elle dit tout ignorer.
Nantes Le Rassemblement national dément s’acoquiner avec des néonazis
Publié le 24/02/2020 à 19h56
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