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Chez LREM, des mandataires à géométrie variable

Publié le 11/03/2020 à 20h51

Sans accord d'appareil entre LR et LREM, il faudra faire de la dentelle au niveau des arrondissements. «Tout va dépendre de la capacité des leaders locaux à s'entendre», assure Jean-Pierre Lecoq, maire LR du VIe arrondissement. Un aspect technique entre en compte : qui sera chargé de déposer les listes du second tour avant mardi soir ? Normalement, c'est la tête de liste de l'arrondissement qui s'en charge, mais certains camps ont un mandataire commun, comme la loi le permet. Chez LR et LREM, chaque candidat a la main. «Toutes nos négociations sont décentralisées dans les arrondissements», signale l'équipe Buzyn. Des accords pourraient donc être scellés avec la droite pour barrer la route à Hidalgo sans passer par une alliance de parti à parti, qui abîmerait la majorité. Dans les arrondissements où la droite part divisée, des discussions pourraient aussi avoir lieu avec les dissidents, comme avec Philippe Goujon dans le XVe. Techniquement, rien n'empêche les têtes de liste de construire des alliances sans l'aval des états-majors. En 2001, alors que Philippe Séguin avait écarté les possibilités de rapprochement avec les candidats de Jean Tiberi, Pierre Lellouche, tête de liste dans le IXe, avait ainsi fusionné avec le tibériste Vincent Reina. Sans parvenir à vaincre la gauche.

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