Samedi 2 mai 2020. Cette date, Emilie Beaucarnot et Daniel Ribeiro l'avaient choisi minutieusement. En couple depuis vingt ans pile, ces deux trentenaires bourguignons devaient se marier religieusement le jour de l'anniversaire de leur fils aîné. Deux ans auparavant, c'était au moment lors des six ans du cadet qu'ils s'étaient passé l'alliance en mairie. Entre-temps, le Covid-19 a rompu l'harmonie. Très vite, ils ont compris, et se sont résolus à reporter. «On n'a pas envie que certaines personnes prennent le risque de venir au mariage en se disant : ''Est-ce que je vais attraper quelque chose ?'' Ce ne sera pas naturel, estime Emilie. On veut vraiment un mariage où on ne se soucie pas de tout ça, et ne pas se sentir responsable si un convive devait tomber malade.» Avec 250 invités prévus pour le vin d'honneur et 150 au repas, les préparatifs étaient entamés depuis deux ans : réservation de salle, robe, traiteur, photographe, animateur de soirée. Pour un budget de près de 22 000 euros. Autant dire un vrai casse-tête pour tout reporter. «On va attendre la fin d'année pour retrouver une nouvelle date, parce qu'on ne sait pas encore comment le déconfinement va se passer.»
Dragées
Le confinement, un os pour les noces
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Des centaines de cérémonies prévues pour le printemps, traditionnellement la saison des mariages, ont été annulées à cause du coronavirus.
A Naples, le 20 mars. (Ciro De Luca/Photo Ciro De Luca. Reuters )
Publié le 11/04/2020 à 9h24
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