A l'entrée de la librairie l'Arbre à lettres, dans le XIIe arrondissement de Paris, Véronique attend les lecteurs équipée d'un vaporisateur de solution hydroalcoolique. Pas question d'entrer sans passer par l'opération «mains propres», sauf quand la responsable relâche l'attention en orientant cette cliente vers la section souhaitée, avant de réaliser quelques instants plus tard : «Mince, j'ai oublié de lui nettoyer les mains…» Au deuxième jour d'ouverture post-confinement, quelques réflexes restent encore à acquérir. «Mais honnêtement, ça se passe très bien, confie-t-elle. Hier, il y avait beaucoup de monde, les gens sont très contents de nous revoir, et on a fini la journée sur les rotules.»
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Un bilan partagé dans les autres librairies du quartier, qui avaient pour la plupart relancé leur activité mi-avril par le biais du «click & collect», procédure permettant aux clients de passer commande en ligne avant de venir chercher leurs ouvrages sur place. Mais la reprise de l'activité «physique» pose nombre de défis logistiques. Les lecteurs peuvent-ils feuilleter les livres avant de les acheter ? «C'e




