«Je suis la gérante de la boutique franchisée Picture Store. C’est une marque engagée écoresponsable, on vend des vêtements, des accessoires bios et recyclés. Avec le confinement, je pensais que beaucoup de personnes avaient eu une prise de conscience. Que les gens allaient davantage faire attention à ce qu’ils achètent… Alors, quand j’ai vu les files d’attente pharaoniques devant les pires enseignes en matière de surconsommation, j’avoue, j’ai eu envie de pleurer. Surtout que mon magasin se trouve dans une zone de la rue Sainte-Catherine où les géants du prêt-à-porter ne sont pas concentrés. On a beaucoup moins de passage, du coup. Je me rassure en me disant que le déconfinement est tout récent mais il y a des jours où c’est très dur. Par exemple, il y a deux jours cette semaine où j’ai fait zéro en chiffre d’affaires. Ça ne m’était encore jamais arrivé. Après les gilets jaunes, c’est vraiment la goutte d’eau. Heureusement, on a pu décaler notre crédit et avoir un prêt d’Etat à taux zéro mais on a aussi dû cramer toutes nos économies. Cet été, je croise les doigts pour un retour des touristes étrangers. Clairement, sans notre clientèle allemande et hollandaise, l’été sera terrible financièrement.»
Elodie Danloy, commerçante «On a cramé toutes nos économies»
Publié le 20/05/2020 à 19h16
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