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Libération
Reportage

Quand les restaurants rouvrent, Rungis retrouve de l'appétit

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Le marché alimentaire de gros se prépare à un rebond d'activité avec la réouverture complète des restaurants franciliens. Le «ventre de Paris» a plutôt bien résisté aux effets de la crise sanitaire.

A Rungis, le 15 juin 2020, au Pavillon des fruits et légumes du Marché d'intérêt national (MIN). (Marc Chaumeil/Photo Marc Chaumeil pour Libération)
Publié le 15/06/2020 à 19h23, mis à jour le 16/06/2020 à 9h03

«Ne t'inquiète pas, je t'ai mis du vert.» Ecouteurs Bluetooth vissés à l'oreille, Daniel rassure un client sur une commande de légumes, tout en gardant un œil sur sa tablette. Le soleil commence à peine à se refléter sur le toit du pavillon D2 de Rungis, où Daniel et Yvon terminent leur tournée entre des palettes d'abricots fraîchement déchargées de la Drôme et des tomates «saveurs d'antan» produites en Bretagne. Ils arpentent les allées du plus grand marché de gros d'Europe, depuis 3 heures du matin, et Libé ne s'est pas vraiment couché pour être de la virée. Ici, sur 234 hectares, se négocient 10 000 tonnes de denrées alimentaires chaque jour. De la viande aux poissons en passant par les produits laitiers et les fruits et légumes.

«Nous revenons progressivement à notre optimum d'activité», constate, soulagé, Stéphane Layani, le PDG de la Semmaris. Cette société dans laquelle l'Etat est majoritaire gère le Marché d'intérêt national de Rungis avec ses 200 bâtiments qui abritent 1 200 entreprises. Le téléphone de Daniel et Yvon s'est mis, en tout cas, à sonner plus frénétiquement, dès dimanche soir 20 h 05. Précisément quand Emmanuel Macron

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