Un seul sondage, et le beffroi de Lille, qu'on croyait immuable et socialiste, vacille : Martine Aubry peut encore gagner, mais elle est talonnée par les Verts. Mercredi, la Voix du Nord a publié les résultats de son sondage Ifop sur les municipales lilloises. 39 % pour Aubry, 37 % pour Stéphane Baly, tête de liste EE-LV. LREM, avec Violette Spillebout, est renvoyé dans ses filets avec 24 % des intentions de vote. Certes, la marge d'erreur est de quatre points, et l'échantillon des sondés restreint à 609 personnes, mais cet instantané de l'humeur électorale reflète le risque réel qu'a pris la maire de Lille en refusant la fusion avec les écolos. Une tradition pourtant à Lille depuis 1977, initiée par Pierre Mauroy. Au premier tour, elle n'a pas réussi à dépasser les 30 %, mais son entourage rejetait la faute sur le Covid-19 et l'énorme abstention, à 67 %, qui l'aurait privée de ses bastions traditionnels : les quartiers populaires.
Aux orties
Depuis, c'est panique à bord au PS. Il y a six mois, jamais, au grand jamais, un tel scénario n'aurait pu être envisagé, Martine Aubry étant donnée tranquillement en tête, pour sa candidature à un quatrième mandat. Certains, portés par une colère froide, en appellent aux mânes de Pierre Mauroy, et fustigent «son incapacité à sortir de son caractère autoritaire» et de trouver un compromis avec les Verts. Ce qui est légèrement injuste, EE-LV n'ayant pas montré un fort désir de fusion non plus. Un vieux militant PS fulmine : «Ceu




