Dans la tempête électorale montpelliéraine, Michaël Delafosse est l'homme tranquille de la gauche, sur qui tout semble glisser tandis qu'il tient son cap. A 43 ans, le favori du deuxième tour n'a jamais dévié de son chemin socialiste, malgré les épines sur la rose. Engagé à 16 ans au MJS, trois ans après avoir débarqué à Montpellier avec son père médecin, il fait ses premières armes à la tête de l'Union nationale lycéenne, puis grimpe les échelons. A 31 ans, le professeur d'histoire-géo est déjà adjoint à la culture de la maire socialiste Hélène Mandroux. Tout paraît lui réussir. Il rêve de ravir la mairie en 2014. Mais, battu lors la primaire socialiste, il assiste à la victoire du dissident Philippe Saurel, qui signe l'effondrement du PS montpelliérain. Dans l'opposition municipale, il change. Désormais, il se montre pugnace contre «le maire qui divise». Enseignant en collège dans un quartier populaire, il s'engage à la gauche du PS, côté Hamon, tisse des liens dans le milieu associatif, défend les droits des étrangers et les libertés publiques et prend le virage écolo. Aujourd'hui, tous ses tracts sont verts.
Michaël Delafosse à Montpellier : le rose tranquille
Mickaël Delafosse à Montpellier, le 18 juin. (David Richard. Transit )
Publié le 21/06/2020 à 19h36
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