Le rôle lui est tombé dessus presque malgré elle, en janvier. Le Printemps marseillais, union de partis de gauche et de citoyens, caste alors sa tête de liste, après que le socialiste Benoît Payan a jeté l'éponge. Michèle Rubirola affiche un CV idéal : cette médecin de 63 ans, mère de trois enfants, militante écologiste de la première heure - on la croisait déjà sur le plateau du Larzac dans les années 70 - exerce son métier au sein de la Caisse primaire d'assurance maladie dans les quartiers Nord. Peu connue du grand public, c'est encore pour la «jouer collectif» que cette sportive chronique (option basket) accepte de mener l'équipe du Printemps dans le match pour Marseille. Le 15 mars, elle crée la surprise en devançant son adversaire de droite, Martine Vassal, pourtant favorite. Pas de quoi changer, pour l'heure, les habitudes de la Dr Rubirola : depuis le 11 mai, elle a rejoint le groupe de tracing Covid de l'assurance maladie et alterne RTT et congés pour mener campagne. Pas très à l'aise devant les micros, elle confesse ne pas goûter aux joutes politiques. «Je n'ai pas les codes», reconnaît-elle. Si elle est élue, elle promet déjà de ne faire qu'un seul mandat.
Michèle Rubirola à Marseille : docteure surprise
Michèle Rubirola reçoit Yannick Jadot à Marseille, le 15 juin. (Photo by Christophe Simon. AFP)
Publié le 21/06/2020 à 19h36
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