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Régularisation en vue pour les livreurs Frichti en lutte

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Après plus d’un mois et demi de conflit, la moitié des 200 coursiers sans papiers de la start-up pourront voir leur situation en France régularisée, à condition d’occuper un emploi salarié dans les mois qui viennent.

A Paris, le 10 juin. (Photo Denis Allard)
Publié le 22/07/2020 à 20h11

C'est la fin d'un mois et demi de conflit. Mardi, les représentants des livreurs sans papiers, la CGT et un membre de la direction de Frichti étaient réunis pour annoncer à Libération qu'ils étaient parvenus à obtenir un engagement auprès de l'Etat : environ la moitié des 200 travailleurs mobilisés vont entamer une procédure qui les mènera à une régularisation. Elle exigera que les livreurs trouvent un emploi salarié dans le futur, car une telle procédure impliquant des auto-entrepreneurs n'existe pas pour le moment. Les autorités souhaitent par ailleurs éviter de créer un précédent en ce sens. Quant aux autres livreurs, ils seront indemnisés par Frichti, qui a abondé un fonds de solidarité. Et tous obtiendront une preuve de travail. La start-up a aussi annoncé, via son cofondateur Quentin Vacher, qu'elle allait embaucher quinze de ces livreurs en tant que salariés dans ses cuisines.

Autour de la table, toutes les parties prenantes du dossier se sont dites plutôt satisfaites. Même si, du côté des représentants et du syndicat CGT, on aurait souhaité pouvoir inclure plus de livreurs dans la procédure de régularisation. «On sait d'où on vient, on partait de zéro, il n'y a jamais eu de livreurs régularisés», se réjouit tout de même Ibrahim Keita, l'un des représentants du collectif de grévistes. «Dans les jou

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