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Interview

Covid-19 : «Peut-être un vaccin au premier trimestre 2021»

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Même si elle reste prudente, Marie-Paule Kieny, la présidente du nouveau Comité vaccin, trouve les premiers résultats des essais «encourageants».

Un bénévole se fait vacciner contre le Covid-19 lors d’un test à Tubingue (Allemagne), le 22 juin. (Photo K. Pfaffenbach. Reuters)
Publié le 23/08/2020 à 20h31

Le gouvernement français s'est doté d'un Comité vaccin, pour le conseiller sur les projets en cours. Entre mutations et enjeux politiques, sa présidente, Marie-Paule Kieny, directrice de recherche à l'Inserm, fait le point pour Libération sur les recherches d'un vaccin contre le Covid-19.

Pensez-vous, comme l’a dit cette semaine Emmanuel Macron, que «nous avons des perspectives […] raisonnables d’avoir un vaccin dans les prochains mois» ?

Nous pouvons être raisonnablement optimistes, mais il faut se garder d’être trop enthousiastes. Les entreprises les plus avancées semblent tenir leur calendrier. Leurs données chez l’animal et leurs premiers résultats chez l’homme sont encourageants. Si tout continue à bien se dérouler, nous pourrons voir arriver un vaccin au premier trimestre 2021. Les capacités de production devraient être suffisantes pour fournir les quantités nécessaires au deuxième trimestre 2021. Je me place ici dans un scénario idéal où l’un des vaccins les plus avancés fonctionne effectivement.

Les sept candidats vaccins les plus avancés sont au stade 3 des essais cliniques. Quel est le but de cette phase ?

La phase 3 consiste à vérifier si les vaccins sont efficaces ou pas. Est-ce qu’ils empêchent l’infection ? Est-ce qu’ils protègent de la maladie ? Pour les vaccins financés par les Etats-Unis dans le cadre du programme «Warp Speed», cette phase se déroule sur 30 000 personnes. La moitié reçoit le vaccin et l’autre moitié un autre vaccin, c’est le groupe témoin. Dès qu’il y a 150 cas positifs au Covid-19 dans la cohorte, on re

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