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Covid-19

Plainte à l'ordre des médecins : jusque-là, Didier Raoult fait profil bas

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Des membres de la Société de pathologie infectieuse ont saisi le conseil départemental de l'ordre des médecins. Ils reprochent notamment au professeur marseillais la «promotion d'un traitement qui n'a pas démontré son efficacité» : l'hydroxychloroquine.

Didier Raoult, à Marseille le 27 août. (Patrick GHERDOUSSI/Photo Patrick Gherdoussi pour Libération)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 03/09/2020 à 18h09

Imperturbable. Didier Raoult n'a pas réagi, jeudi, à l'agitation provoquée par la révélation, la veille, d'une plainte déposée contre lui auprès du conseil départemental de l'ordre des médecins. A l'origine de la charge, révélée par le Figaro, des médecins de la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf), organisme réunissant près de 500 spécialistes des maladies infectieuses. Dans un argumentaire de six pages, les confrères du très médiatique professeur marseillais lui reprochent l'ensemble de son œuvre depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus, sur le fond comme sur la forme : «Promotion d'un traitement qui n'a pas démontré son efficacité, diffusion de fausses informations auprès du public, graves manquements au devoir de confraternité, réalisation d'essais cliniques dont la légalité reste à démontrer…» résume le Figaro, qui a pu consulter le document.

De l’avertissement à la radiation

En première ligne des reproches, la promotion de son traitement contre le Covid-19, associant l'hydroxychloroquine (HCQ) et l'azithromycine, «sans qu'aucune donnée acquise de la science ne soit clairement établie à ce sujet, et en infraction avec les recommandations des autorités de santé», assurent les plaignants. Qui n'ont pas apprécié non plus que le charismatique Raoult n'hésite pas à fustiger publiquement les confrères réfractaires, allant parfois jusqu'à le

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