De Fillon à Juppé, en passant Le Maire et Sarkozy, ils furent sept candidats à se disputer l’investiture de la droite lors de la primaire de 2016. Indice des épreuves qu’elle a traversées depuis : quatre ans plus tard, le casting des présidentiables n’a plus rien à voir, ou presque, avec ce premier plateau. Profils des favoris et des outsiders.
Xavier Bertrand, «le populaire» 55 ans, président de la région Hauts-de-France
Son credo :«Si la présidentielle continue d’opposer l’électorat populaire à l’électorat qui va bien, Marine Le Pen gagnera un jour, c’est arithmétique. La solution, c’est quoi ? Avoir avec soi une bonne partie de l’électorat populaire. Donc je serai un candidat issu de la droite, mais pas le candidat de la droite»
(devant le think tank Global Center for the Future, le 20 novembre 2019).
Ses forces : A la faveur du retrait de François Baroin et de premiers sondages sur 2022, il apparaît désormais comme la meilleure chance de la droite. Pour beaucoup chez LR, acquis à la stratégie du moindre risque, le critère est décisif. Ces enquêtes ne prédisent pas l'avenir, mais l'aideront dans sa première bataille : décourager la concurrence en étant perçu comme le candidat «naturel» de son camp. Etiqueté «droite sociale», mais endurci sur les sujets régaliens, jouant les affranchis depuis son départ d




