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Récit

Covid : un premier rendez-vous raté avec les vaccins

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Plusieurs médecins s’alarment du retard français et mettent en cause la lourdeur de la procédure de vaccination. Sur la défensive face au manque de doses, l’exécutif promet d’ouvrir des centres en février.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans un centre de distribution de vaccins, à Chanteloup-en-Brie (Seine-et-Marne), fin décembre. (Photo Geoffroy Van der Hasselt. AP)
Publié le 03/01/2021 à 21h11

La «lenteur» du gouvernement dans la campagne de vaccination contre le Covid-19 a-t-elle vécu ? «Assumée» il y a quelques jours par le ministre de la Santé Olivier Véran, taclée comme «injustifiée» lors de ses vœux du 31 décembre par Emmanuel Macron, elle pourrait laisser la place à une nette accélération en ce début 2021. Les critiques fusent de toutes parts pour critiquer les choix de l'exécutif, sur la base de comparaisons internationales peu flatteuses. Ainsi, dimanche, moins de 500 Français avaient pu bénéficier d'une première injection du sérum de Pfizer-BioNTech, contre près d'un million de Britanniques et près de 250 000 Allemands, selon le site Covidtracker.

Aux résidents des maisons de retraite et aux soignants les plus âgés et fragiles, vont donc s’ajouter, à partir de ce lundi, l’intégralité des professionnels de santé de plus de 50 ans, ainsi que ceux - plus jeunes - présentant des comorbidités. Un élargissement spectaculaire des bénéficiaires de la «première phase» de la campagne vaccinale. Certains ont même pu recevoir la première des deux injections nécessaires dès ce week-end à Paris et Nancy, histoire de montrer aux caméras que, juré craché, ça ne traîne pas.

L'infectiologue Eric Caumes, 63 ans, a eu le droit à sa piqûre à l'Hôtel-Dieu, à Paris, dimanche matin. Il se

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