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PSA et Fiat-Chrysler : un mariage né sous une bonne étoile ?

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Les constructeurs français et italo-américain devraient entériner ce lundi leur «fusion entre égaux». Avec la crainte, pour les salariés du futur géant Stellantis, de fermetures d’usines et de licenciements au gré des «convergences».

Carlos Tavares, l’actuel PDG de PSA, en janvier 2018. Et John Elkann, le président de Fiat Chrysler Automobiles, en mai 2016. (Photos Réa)
Publié le 03/01/2021 à 18h31

Une fusion à près de 45 milliards d’euros. C’est le montant cumulé des valorisations en Bourse des deux constructeurs automobiles Peugeot (PSA) et Fiat-Chrysler (FCA), qui vont franchir ce lundi une étape décisive dans leur processus de rapprochement entamé il y a un an. L’entreprise française et son homologue italo-américaine ont convoqué, chacune de leur côté, une assemblée générale pour faire valider le projet par leurs actionnaires respectifs. Après le vote, dont tout laisse à penser qu’il sera positif, elles pourront véritablement se fondre l’une dans l’autre.

[Mise à jour le 4 janvier 2021 à 18h : les actionnaires des deux sociétés ont validé la fusion, qui sera effective le 16 janvier.]

L’opération donnera naissance à un nouveau groupe, portant le nom de Stellantis, qui peut se traduire «parsemé d’étoiles» en latin - nos grands patrons, ces poètes. Il sera le quatrième fabricant d’automobiles au monde (8 millions de véhicules vendus en 2019, PSA et FCA additionnés), derrière Toyota, Volkswagen et l’alliance Renault-Nissan. Sous sa coupe, une collection de célèbres marques : Peugeot, Citroën, DS et Opel côté PSA ; Fiat, Chrysler, Jeep ou Alfa Romeo côté FCA.

Cette consolidation est justifiée par une ambition industrielle : à l'heure où l'automobile doit faire sa mue vers l'électrique et l'assistance numérique, mieux vaut être très gros pour pouvoir réaliser les investissements nécessaires. Un enjeu d'économies d'échelle. «L'association de PSA avec un autre co

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