Souriez, vous êtes piqués ! Aurore Roy a d'abord été un peu surprise de voir ses patients dégainer leur smartphone en mode selfie, dès l'instant où elle ajustait sa seringue. Depuis lundi, l'infirmière de 43 ans officie dans un des trois centres de vaccination contre le Covid-19 du Centre hospitalier régional et universitaire de Nancy (CHRU). Et puis elle a compris, et s'est prêtée au jeu : «Ils partagent ces photos sur les réseaux, ou les montrent à leur famille. Ils sont soignants, c'est bien qu'ils donnent l'exemple !» Elle est trop jeune pour avoir eu le droit à une injection mais n'hésitera pas le moment venu. «C'est notre rôle», assure-t-elle timidement dans sa grande blouse blanche.
Photo Albert Facelly pour Libération
Mercredi à 16 heures, Nancy – particulièrement touchée par la deuxième vague de Covid – a franchi le cap symbolique des 1 000 vaccinations. Dès que le gouvernement a annoncé, le 31 décembre, l'accélération de la phase 2 de la campagne de vaccination, qui concerne les soignants de plus de 50 ans, le CHRU s'est organisé. Deux premiers centres, installés dans l'enceinte de l'hôpital et dédiés à son personnel, ont été inaugurés lundi. Un troisième, accessible aux professionnels de santé libéraux, sapeurs-pompiers et aux




