Fin de la trêve des confiseurs dans le feuilleton de l'offre d'achat de Suez, numéro 2 français de l'eau et des déchets, par Veolia, numéro 1 de ces métiers. Après quatre mois d'escarmouches au cours desquelles Veolia a déjà récupéré 29,9% du capital de Suez, l'heure est désormais à l'offensive pour rafler les 70% restants. Le PDG de Veolia, Antoine Frérot, semble déterminé comme jamais à devenir seul maître à bord de son concurrent, faisant fi des volontés de résistance et d'indépendance de la direction et des syndicats du groupe Suez.
Ce jeudi, à la première heure, il a annoncé l'envoi au conseil d'administration de Suez d'une proposition d'offre publique d'achat (OPA). La volonté d'en arriver là était connue depuis longtemps, le document de 50 pages adressé aux seize administrateurs de Suez est une manière d'augmenter la pression pour les amener le plus rapidement possible à la table des négociations. «Ma détermination pour ce rapprochement est totale», a notamment indiqué Antoine Frérot au cours d'une conférence de presse. Et de marteler façon rouleau compresseur : «Le rapprochement de Veolia est inéluctable depuis l'acquisition des 29,9%. Il sera irréversible à l'issue de la prochaine assemblée générale. Il deviendra définitif à la fin des procédures antitrust.» Cette sortie publique intervient juste après une




